• Une fois rentré à la maison, Madison joua avec les jumeaux puis aida Laurie à faire ses devoirs. Après cela, elle prépara le dîner en appelant James. Elle lui parla de l’audience du lendemain et que son avocat les retrouverait là-bas. En effet, Tom et elle avaient vu un homme de loi et ce dernier avait accepté de la représenter.

    - Je serais avec toi bébé. On va leur montrer que les jumeaux et Laurie sont heureux et qu’ils seront bien mieux avec toi qu’avec une famille d’accueil. Lui expliqua James.

    - Merci d’être là.

    - C’est ça le rôle d’un petit ami. Je te le montrais à chaque fois et bientôt cela te paraître naturel.

    - Il va me falloir du temps avant que cela me soit naturel.

    - Tu as tout le temps qu’il te faut. Demain, je passerais vous chercher et nous irons ensemble.

    - Parfait. Je te laisse, à demain. Je t’aime. Annonça Madison.

    - Bonne soirée bébé et à demain, je t’aime. Lui répondit James.

    La jeune femme avait fini de préparer le repas. Puis, elle appela ses frères et sœurs qui l’aidèrent à mettre la table et ils mangèrent ensemble. Les jumeaux parlèrent de leur journée. Ils avaient adoré leur séance de sport à l’école. Après le dîner, ils s’installèrent sur le canapé et Madison évoqua l’audience du lendemain.

    - On a fait quelque chose de mal ? Demanda Théo.

    - Tu ne veux plus de nous ? Répliqua Hugo, inquiet.

    - La réponse est non aux deux questions. Vous êtes des enfants formidables et je vous aime. Jamais je ne vous laisserais, je vous le promets. Répondit Madison avec calme.

    - Alors pourquoi on doit parler au monsieur ? Questionna l’aîné des jumeaux.

    - Eh bien, c’est compliqué, c’est des histoires de grandes personnes. Vous devez comprendre que lorsque j’ai dû m’occuper de vous, j’avais dix-huit ans. Le monsieur trouve que c’est jeune pour cela. Il m’a nommé comme votre tutrice à condition que tout se passe bien. Expliqua leur sœur.

    - Eh oui tout se passe bien. Nous on t’aime et tu t’occupes bien de nous. Tu nous lis des histoires, tu fais à manger, tu joues avec nous. Assura Hugo.

    Madison sourit, ses frères étaient merveilleux.

    - Je suis d’accord. Cependant, nous sommes arrivés plusieurs fois en retard à l’école et Mme Frey trouve que cela n’est pas acceptable. Elle en a donc parlé au monsieur. Il veut nous voir pour parler, rien de plus. Ajouta-t-elle.

    - Je la déteste, elle n’a pas le droit de faire ça. Lança Théo, en colère.

    - Elle pense faire ce qu’elle croit juste. Elle veut seulement vous protéger. Répliqua Madison.

    Elle ne voulait pas que la colère de ses frères soit dirigée contre la directrice. Cela ne ferait qu’envenimer la situation.

    - Nous irons chacun son tour dans le bureau du monsieur. Il va poser des questions et on répondra. Chacun dira ce qu’il pense et surtout la vérité. Précisa l’aînée.

    - C’est tout ? Dit Hugo.

    - Oui, vous ne devez pas avoir peur, d’accord.

    Laurie était restée silencieuse pendant cet échange. Elle savait qu’elle était en partie responsable de ce rendez-vous. Son comportement au collège, la baisse de ses notes et l’acte de délinquance qu’elle avait commis étaient sûrement remonté aux oreilles du juge.

    Elle allait devoir lui en expliquer les raisons et lui dire qu’elle allait changer. Elle espérait qu’il allait la croire. A cause de cela, Madison pourrait peut-être perdre leur garde et jamais elle ne laisserait faire cela.

    Une fois la discussion terminée, ils regardèrent un dessin animé. Puis, les deux sœurs lurent une histoire à leurs frères. Laurie voyait bien que les jumeaux voulaient retrouver leur complicité d’autrefois.

    Bien qu’ils n’aient aucun lien de sang, Laurie les considérait comme ses frères. Elle avait donc décidé de reprendre avec sérieux son rôle de sœur.

    Le lendemain, la journée fut un calvaire pour Madison. Elle essayait de ne pas penser à l’audience mais malgré toutes les tentatives, cela revenait en boucle dans son esprit.

    Elle ne put rien avaler de la journée. En milieu d’après-midi, elle vit débarquer Ayden à la librairie. Il déposa une pâtisserie et un soda sur le comptoir.

    - Aujourd’hui, c’est à mon tour. Et puis, je dois veiller sur votre sécurité. Vous n’avez rien mangé de la journée. Il faut vous nourrir surtout en vue de l’audience. Faire un malaise dans le bureau du juge ferait mauvais effet. Lança-t-il, en souriant.

    - C’est gentil de penser à moi. Bien que ce soit votre travail. Dit Madison.

    - C’est vrai. Cependant, j’apprécie cette mission plus que les autres.

    QUOI ?? Il me drague ou je n’y connais rien. Punaise, comment lui dire que j’en aime un autre. Il ne me connaît pas alors pourquoi ? Et puis, James l’a engagé et il a bien dû comprendre leur relation. Se dit Madison, ne sachant pas quoi faire.

    Merde !! Vu sa tête, elle croit que je lui fais des avances. Il faut falloir que je lui parle sinon je serais viré dans l’heure. Non, elle n’est pas comme ça. Je ne sais pas pourquoi je pense cela mais je le sens, c’est peut-être l’instinct. A force d’avoir travaillé avec des connards et des riches prétentieux, je sais reconnaître les personnes honnêtes. Se dit Ayeden.

    - Je crois que vous vous méprenez sur mes intentions. Je n’essaye pas de draguer ou de vous faire des avances. Premièrement, il faut être aveugle pour ne pas voir que Monsieur Carlton et vous, vous êtes fait l’un pour l’autre. Il y a tellement d’amour dans vos yeux lorsque vous vous regardez que c’est évident. Lorsqu’il m’a engagé, il a été très clair sur ses sentiments à votre égard. Et enfin deuxièmement, je ne suis pas intéressé par les femmes. Je suis gay. Expliqua Ayden.

    Madison fut surprise.

    Quoi ce type est gay ?? Jamais je ne l’aurais pensé.

    - Je suis désolée d’avoir pensé si fort. J’ai mal interprété votre phrase. C’est donc si…évident. Oui, j’aime James. Je suis rassurée, je ne voulais pas vous éconduire et pour tout vous avouer, je ne sais pas le faire. James est mon…premier petit ami. Déclara Madison avec hésitation.

    - Pas de problème. Vous n’avez pas à vous en faire, il vous aime et tient beaucoup à vous.

    - Je suis surprise de savoir que vous…préférez les hommes. En vous voyant, je veux dire qu’avec votre physique, on ne s’attend pas à cela. Je devrais être habitué vous me diriez, mon meilleur ami, Tom est gay. Je dois dire qu’il est pas mal.

    - Je comprends et peu de personne sont au courant. Je voulais vous le dire pour éviter tout malentendu. Vous êtes belle je vous l’assure mais vous pouvez être rassuré. J’apprécie de vous protéger car vous vous souciez de moi. J’ai protégé un grand nombre de personne, tous aussi célèbre et riche les uns que les autres mais aucun ne m’avez vu comme vous me voyez. Je suis touché par votre attention à mon égard. C’est pourquoi je vous dis que j’aimais cette mission. Vous êtes gênée d’être protégé mais vous n’avez pas à l’être.

    - Je ne suis ni riche ni célèbre. Bien au contraire, je fais tout pour qu’on ne me remarque pas. J’ai toujours été comme cela et je ne veux pas que cela change. C’est juste que mon passé m’a rattrapé. Je n’ai jamais eu besoin d’être protégé. Cela fait trois ans que j’élève mes frères et sœurs. Donc, je n’ai pas l’habitude que quelqu’un veille sur moi.

    Elle ne savait pas pourquoi mais cela ne la dérangeait pas qu’Ayeden en sache un peu plus sur sa vie. Elle avait confiance en lui sans qu’elle sache l’expliquer. Elle sentait qu’il garderait pour lui ce qu’elle lui disait.

    - Cela se comprend. Mais d’après ce que j’ai appris, Monsieur Carlton devient de plus en plus célèbre, de par son père et son entreprise, sa notoriété ne cesse de grimper. Etant sa petite amie, et bientôt plus que cela, vous allez être sous les feux des projecteurs, j’en ai bien peur.

    Madison n’avait pas pensé à cela.

    Comment ça, « bientôt bien plus que cela » ?? Se dit-elle.

    - Cela se remarque qu’il vous veut dans sa vie plus que comme une petite amie. Il vous protège déjà comme si vous étiez sa femme. Cela peut vous faire peur mais je pense qu’il ne vous veut que du bien. Vous êtes très précieuse à ses yeux. Ajouta Ayden.

    Il l’a déjà compris cela. J’ai du mal à m’y faire. Moi sa femme, c’est si incroyable. Avoir un mari comme lui. Un tel canon, c’est waouh !!! C’est vrai que j’oublie qu’il est riche et qu’il est pdg avec des centaines d’employés sous ses ordres. Les journalistes vont parler de moi ?? Je ne veux pas être ainsi exposé au monde. Moi Madison Evans, je veux juste être moi et pouvoir aimer un homme, sans que la terre entière le sache. Va falloir que j’en parle avec James. Pensa Madison en pleine panique.

    - Je suis désolée si j’ai pu vous faire peur. Vous n’aviez peut-être pas compris toute la mesure du statut de Monsieur Carlton. Ne vous en faites pas, je suis sûr qu’il mettra au pas les journalistes afin que vous soyez tranquille. Et puis, je serais là si besoin. Assura le garde du corps.

    - C’est gentil. Je l’espère. Je préfère garder mon anonymat. Je ne veux lui causer du tort. Me connaissant, je risque de faire une gaffe ou de tomber en plein tapis rouge. Lâcha Madison, en souriant.

    - Vous êtes vraiment très différente des personnes que je côtoie habituellement. Et sachez que j’apprécie beaucoup. Je suis sûr que si un jour de devez vous exposer aux médias, vous serez éblouissante et vous les épaterez. Vous êtes naturelle et spontanée, c’est tout ce qui fait votre charme, en plus de votre beauté.

    Madison rougit sous ces compliments. Elle n’en avait pas l’habitude. On dirait que James avait mis un grand projecteur et qu’à présent, tout le monde la voyait.

    - Merci. Vous êtes charmeur. Vous devez faire des ravages.

    - C’est tout le contraire. Avec mon métier, il est difficile de trouver un compagnon qui en accepte toutes les contraintes. Lança Ayden, attristé.

    - Je suis sûr que vous trouverez. Regarde-moi, qui aurait pu croire qu’un homme tel que James puisse s’intéressait à moi. Nous ne venons pas du même monde et pourtant, nous sommes ensemble. Alors, tout est possible.

    - Vous avez quand même un passé semblable. Désolé si vous me trouvez trop intrusif. Cependant, pour le bien de mon travail, je dois connaître mes clients. J’ai donc vu que vous avez été adopté tout comme monsieur Carlton. Certes, aujourd’hui, il est un bon parti et devenu riche mais peu de personne lui aurait adressé la parole s’il était resté un homme normal. Cependant, je sens que vous êtes différente des autres. S’il vous avait abordé en étant simplement James, vous seriez tombé amoureuse de lui quand même.

    - Je ne vous en veux pas. Je comprends que pour bien faire votre travail, vous devez vous renseigner. Oui, nous avons un passé comparable. Vous avez très bien cerné les personnes. Pour moi, l’argent n’est pas un critère qui rentre en ligne de compte dans les sentiments. Je ne savais même pas qui il était quand je l’ai vu pour la première fois.

    - C’est très rare, je peux vous l’assurer. C’est aussi pour cela que monsieur Carlton vous aime.

    Tout en parlant, elle avait mangé la pâtisserie et but le soda.

    - J’ai accompli ma mission. Vous vous êtes nourrie. Je vais vous laisser. Bon travail.

    Il est doué dis donc. Je ne me suis même pas rendue compte que je mangeais. Pendant un moment, j’ai oublié l’audience et l’enjeu qui en découle. Se dit-elle, étonnée.

    - Vous êtes excellent dans votre domaine. La discussion était une diversion pour que je ne pense à pas mes problèmes et que je me laisse tenter par votre encas. Je n’y ai vu que du feu.

    - Effectivement, c’était une diversion et je suis ravi de constater qu’elle a fonctionné. Par contre, je peux vous assurer que j’ai aimé parler avec vous. Cela fait des années qu’un de mes clients ne m’avait pas adressé plus de trois mots. Bien sûr, je ne suis pas payé à discuter.

    - Je vous remercie de votre attention. Cela ne me dérange pas de vous parler. Ce n’est pas parce que vous êtes un garde du corps que vous devez toujours rester en retrait. Et puis, vous avez quand même très bien fait votre travail. J’espère que nous aurons d’autres occasions de parler.

    - Je l’espère également. Bon travail, Mademoiselle Evans.

    Sur ces mots, il sortit de la boutique et prit sa place dans sa voiture. La jeune femme continua de ranger les livres dans les rayons. Puis quand ce fut l’heure, elle alla récupérer ses frères à l’école.

    Les vacances scolaires débutaient pour dix jours. Madison avait une semaine de congé. Puis, elle débuterait son stage. Laurie s’était proposée pour garder ses frères les trois jours qui restaient avant la reprise de l’école.

    Après le goûter, James vint les chercher et ils se rendirent au tribunal. Tom les attendait là-bas.

    - Tu es venu. Constata l’aînée de la famille.

    - Bien sûr, tu ne crois tout de même pas que j’aurais pu te laisser seule dans un tel moment. Bien même qu’il y monsieur Canon. Je suis ton meilleur ami, ne l’oublie pas et ce dans les bons tout comme dans les mauvais moments. Lança Tom, en la prenant dans ses bras comme pour lui donner du courage.

    - Merci.

    Puis, ils se dirigeaient vers le bureau du juge. Ils prirent sur un banc en face. La jeune femme redoutait ce rendez-vous mais elle n’avait pas le choix. La porte du bureau s’ouvrit sur un homme âgé d’une cinquantaine d’années aux cheveux grisants. Il portait un pantalon noir ainsi qu’une chemise blanche et une cravate.

    - Bonjour à tous, je suis le juge Folet. Je voudrais d’abord Mademoiselle Madison Evans. Puis, je recevrais Mlle Laurie Evans et enfin Théo et Hugo Evans.

    - J’arrive tout de suite. Déclara Madison.

    Elle se tourna vers ses frères.

    - Vous restez avec Tom et Laurie et vous êtes sage. Je reviens vite.

    Ils se jetèrent dans ses bras. Il était conscient que ce rendez-vous était très important et que cela pouvait tout changer dans leur vie. Puis, la jeune femme et James entrèrent dans le bureau.

     

    Chapitre 27                                                                           Chapitre 29


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