• Laurie finit par s’endormir. Madison retourna auprès de James et lui raconta tout.

    - Je viens d’avoir une brillante idée. La semaine prochaine, c’est les vacances scolaires. Pourquoi ne pas en profiter pour aller à San Diego. Cela permettrait à Laurie de rencontrer ses parents. Et ne t’en fais pas, je m’occupe du voyage. On partagera les frais si tu veux. Annonça James.

    Madison fut touchée qu’il s’intéresse à sa vie. Il avait dû se renseigner pour savoir cette information.

    Je ne pense pas qu’il se préoccupe des dates des vacances scolaires d’habitude. C’est adorable qu’il fasse l’effort de s’en soucier maintenant. Pensa-t-elle.

    - Tu as raison. Pourquoi pas. Cela fait tellement longtemps que les jumeaux n’ont pas eu de vacances. Ça sera l’occasion. Effectivement, je tiens à participer aux frais. Décida Madison, heureuse.

    - Je m’en occupe et je t’en parle dès que c’est bon. Lui répondit-il.

    Puis, ils regardèrent un film qui passait à la télévision. Une fois fini, ils allèrent se coucher. Madison vit qu’il avait un sac de voyage avec lui.

    Lorsqu’il s’aperçut de l’étonnement de la jeune femme, James voulut lui expliquer. 

    - J’ai décidé de garder un sac avec moi au cas où je dormirais ici. C’est plus pratique d’avoir quelques affaires de rechange.

    - Tu es vraiment très organisé. Je pensais l’être mais je me sens complexée en te voyant. Lâcha-t-elle, en souriant.

    - En tant que riche pdg, il est important de tout prévoir, enfin tout ce qui est prévisible. Ajouta-t-il, en lui faisant un clin d’œil.

    Madison prit la salle de bain, mit son pyjama qui se composait un pantalon léger gris et d’un t-shirt bleu. 

    Putain ma vieille, il va falloir renouveler ta garde-robe. Bon j’ai quelques nuisettes mais rien d’attrayant, surtout maintenant que tu as un petit ami. Tant pis, j’irai faire les boutiques avec Tom. Surtout avant le voyage à San Diego. Quoi ?? Mais à quoi tu penses. Stop, on ne s’aventure pas sur ce terrain-là. Se dit-elle en se regardant dans le miroir.

    Elle se brossa les dents et rejoignit sa chambre. James prit sa place et revint quelques minutes plus tard.

    - Désolé, je n’ai pas de pyjama, je dors en boxer en général. Tenta de se justifier James.

    - Pas…de…soucis. Cela ne me dérange pas. Répondit-elle, en rougissant.

    Non mais tu n’es pas crédible un seul instant avec cette couleur rouge tomate. Tu es désespérante ma vieille.

    - Je ne te crois pas un seul instant mais je ferais semblant d’y croire. Il faudra d’habituer à cette vue incroyable, ma petit vierge sexy. Lança-t-il avec un regard coquin.

    - Je…pense…que je m’y ferais assez vite. Souffla-t-elle en le détaillant du regard.

    Ses épaules étaient larges, sans être trop baraqué. Les yeux de la jeune femme continuèrent de descendre sur le torse nu, qui était athlétique et laissait apparaître des abdominaux biens dessinés. Madison déglutit avec difficulté en le voyant.

    Arrivé à son entrejambe, elle vit la bosse qui déformait le boxer. Cela ne laissait planer aucun doute sur le désir évident de son petit ami. Puis, elle poursuivit son examen en arrivant aux jambes qui étaient musclées et élancées. 

    Ce dernier appréciait cette façon d’être dévorer du regard par Madison. Cela ne le dérangeait pas et lui prouvait qu’elle le désirait, bien qu’elle n’ait dit aucun mot. Pour elle, dormir avec un homme était une nouveauté et elle n’en avait jamais vu aussi peu vêtu.

    Enfin à part Tom, peut-être. Ok il est gay mais je ne peux m’empêcher d’être jaloux qu’elle l’ait vu peut-être dévêtu. Je dois en avoir le cœur net. Pensa James.

    Oh là là qu’est-ce que tu es en train de faire punaise ?? Tu le regardes comme s’il était une friandise, ce n’est pas possible !! Attends, vu sa tête, il semble aimer que je le regarde comme ça. Se dit Madison.

    James avança et se mit au lit. Madison fit de même et éteint la lampe de chevet.

    - Pour confirmer ce que tu penses, oui j’adore que tu détailles du regard. Cela me montre que tu me désires et cela ne saurait me faire plus plaisir. Ne te gêne pas, en tous cas. Tu vois bien que tu me fais de l’effet rien qu’en te voyant. Dit, en faisant référence à son érection.

    - C’est vrai que tu…es très beau. Ton surnom de Monsieur Canon te va comme un gant. Déclara Madison.

    - Merci du compliment, je suis flatté. J’aimerais te demander quelque chose. Ne sois pas gêné mais as-tu déjà vu Tom dans le plus simple appareil ?

    - Non mais ça va pas !! La réponse est non. C’est mon meilleur ami, il me parle souvent de sexe, je dois dire. Il me donne des conseils, fait les boutiques avec moi. Il lui ait arrivé de dormir avec moi quand je n’allais pas bien, après l’arrestation de Travis et surtout à la mort de ma mère. Il dormait en boxer et comme tu sais, je considère Tom comme mon frère. Tu seras le premier que je verrais nu si tu veux tout savoir. Lâcha Madison.

    - Bien, ça me va. Je ne peux pas m’empêcher d’être jaloux de lui. Je sais que c’est totalement stupide mais je n’y peux rien.

    - Je trouve cela mignon. J’aime bien, cela me montre que j’ai une certaine importance à tes yeux. C’est à mon tour d’être flatté. Rassure-toi, tu ne risques rien avec Tom. Mais, il faut que tu comprennes qu’il fait partie de sa vie. C’est la seule personne à qui je me confie, il va falloir que tu l’acceptes. Nous sommes très complices mais il ne se passera jamais rien entre lui et moi.

    La jeune femme se colla contre son petit ami, qui appréciait l’initiative. Il lui ouvrit ses bras et elle posa sa tête contre son épaule. Elle est contente que je sois jaloux, je l’aime tout simplement.

    Elle me rassure, c’est si mignon.

    Bon ok, pas touche à Tom j’ai compris. Va falloir t’y faire mon vieux. Ok il semble sympa et veille sur ma femme. Oui ma femme, j’espère qu’elle le sera un jour. Pensa-t-il.

    - Ok message reçu cinq sur cinq. Il va me falloir un peu temps pour l’accepter. Affirma James.

    - Tom est une personne formidable. Il n’a pas eu la vie facile. Je l’ai rencontré au lycée. Il était devenu le souffre-douleur de notre classe. Ils ont compris plus vite que lui son attirance pour les garçons. Un jour, je n’en pouvais plus de le voir si malheureux alors je l’ai défendu. Voyant qu’il n’était plus seul, ils l’ont laissé tranquille et c’est ainsi que notre amitié a commencé. Puis, on s’est épaulé et il a fait son coming out, ses parents l’ont rejeté avec violence. Son père l’a frappé et j’ai dû l’accompagné aux urgences.

    James écoutait comment Tom et elle s’étaient rencontrés. Il comprenait mieux l’attachement qu’ils avaient l’un pour l’autre.

    - Ses parents ne lui ont plus parlé depuis. Ils l’ont jeté à la rue. Il est venu habiter un temps à la maison mais il ne voulait pas gêner. Il a donc travaillé comme serveur dans un restaurant et grâce à une association, il a pu trouver un petit studio. Il y est resté deux ans puis il a déménagé et a pris son envol. Il a été là pour moi après mon agression et à la mort de maman. Il m’a aidé à surmonter ces épreuves et c’est grâce à lui que je suis là. Il n’a pas choisi d’être homosexuel, ça lui ait tombé dessus et cela n’a pas été facile pour lui de l’assumer. A présent, il est fier de le revendiquer et s’assumer complètement. J’aimerais qu’il trouve quelqu’un de bien, il mérite d’être heureux.

    - Effectivement, c’est un type bien. Je ne pourrais jamais le remercier assez d’avoir été là pour toi. J’aimerais cependant que tu te sentes libre de me parler de tout et de rien. Je ne vais pas me fâcher et partir. On peut discuter, échanger et trouver des compromis, comme deux adultes matures et responsables. C’est ainsi que je vois la vie de couple. Après, il va me falloir me faire à l’idée qu’on a un petit jardin secret et que tu le partageras avec Tom. C’est aussi nouveau pour toi que pour moi mais nous y arriverons.

    - Je suis ravie voir ta façon de penser et je partage la même opinion sur ce sujet. Nous allons apprendre ensemble et on peut faire des erreurs, ça arrivera sûrement mais on sera tous les deux, c’est ce qui compte.

    James se pencha vers elle et l’embrassa avec tendresse. Il ne pouvait pas lutter contre cette envie qui le rongeait.

    - Tu es fantastique. Jamais je n’aurais pensé trouver une femme comme toi. Je t’aime bébé. Murmura-t-il au creux de son oreille.

    - Je t’aime aussi James. Lui répondit-elle, amoureuse.

    Ils s’endormirent rapidement dans les bras l’un de l’autre. Cette journée avait été éprouvante et ils avaient été épuisés.

    Le lendemain matin, ils prirent leur petit déjeuner ensemble. Les jumeaux n’étaient pas étonnés de voir James. Leur discussion avait porté ses fruits. James informa Madison que jusqu’au procès de Travis, Ayden veillerait sur elle. Ce dernier reprit du service et allait suivre la jeune femme en toute discrétion.

    Cela la rassura, même si elle n’aimait pas se sentir épier. Sans son intervention de la veille, Travis aurait abusé d’elle. Elle lui était donc reconnaissante et se dit que c’était pour sa sécurité. Les jumeaux voulaient que ce soit James qui les emmenait à l’école.

    Cela ne le dérangeait pas et il avait même acheté deux rehausseurs qu’il avait à mis sur les sièges arrières. Madison sourit en voyant cela.

    Il est incorrigible, je fonde quand il fait ça. Pensa-t-elle.

    Elle déposa sa sœur au collège et se rendit en cours. De son côté, James contacta un avocat pour les représenter concernant le procès de Travis.

    L’avocat allait se rapprocher du tribunal pour demander une audience. Puis, il se mit au travail. Il avait rendez-vous avec ses actionnaires pour finaliser l’entrée en bourse de son entreprise. Si sa réunion se passait comme prévu, une conférence de presse aurait lieu la semaine suivante.

    Madison retrouva Tom pour le déjeuner. C’était leur habitude de manger au moins deux à trois fois par semaine ensemble. C’était leur moment à eux où ils pouvaient discuter et se confier si besoin. A peine arrivé, la jeune femme lui raconta ce qui s’était passé la veille.

    - Il a commis le faux pas. Après le dépôt de plainte, je me suis sentie comme libre. Je n’avais plus de poids sur les épaules. Bien que j’aie peur qu’il soit relâché, je me sens mieux. James est vraiment merveilleux, il trouve toujours ce qu’il faut dire. Il se fiche de mon passé. Avoua-t-elle.

    - Bravo, je suis fière de toi, ma chérie. Tu as réussi à l’affronter. Je savais que tu réussirais. C’est un oiseau rare dis donc ce Monsieur canon. Il se fiche de ton passé comme tu te fiches de son compte en banque. Vous vous êtes bien trouvés. Honnêtement, je suis heureux que tu aies trouvé quelqu’un d’aussi génial. Tu le mérites.

    - Rien n’est encore gagné. James devait voir un avocat pour qu’il nous représente. Mais, je suis confiante. Je ne suis plus seule et cela fait du bien d’avoir une épaule sur laquelle se reposer.

    - Aucun juge censé n’acceptera de le remettre en liberté après ce qu’il t’a fait.

    - J’aurais besoin de toi pour une séance shopping. Laurie souhaite rencontrer ses parents biologiques et avec l’aide de James, nous les avons retrouvés. Ils vivent à San Diego et James souhaite y aller pour les vacances. Je voudrais renouveler…ma garde-robe et acheter de la…lingerie.

    - Ah ah ça y est, vous avancez de ce côté-là ?

    - Lentement mais sûrement, je dois dire. Il est très patient et ne me mets pas la pression. C’est un vrai gentleman.

    - Ah tu veux profiter de ce voyage pour passer à l’action.

    - J’y songe. Je sais qu’il attendra le temps qu’il faut mais je ne veux pas le faire patienter trop longtemps. Et puis, c’est exactement ce que tu m’as décrit. Quand il m’embrasse, j’en veux plus. Je ressens tellement de papillon dans le ventre quand il me touche que je ne veux pas que ça s’arrête. Et il m’a affirmé que la suite et encore mieux alors j’ai envie de savoir.

    - Ah ma petite chérie devient une accro au sexe. Tu verras quand tu y goûteras, tu ne pourras plus t’en passer. N’oublie de me dire ce que vaux monsieur canon au lit. Mais je suis certain qu’il s’y prend comme un dieu.

    - Tom !!

    - Ben quoi. Pas de soucis pour le shopping, c’est avec plaisir. Quand il te verra dans un bel ensemble de lingerie, il te l’arrachera carrément pour te sauter dessus.

    Madison rougit et Tom eut un fou rire en la voyant. Puis, ils finirent de manger. Madison se rendit à la librairie et Tom alla à son travail. Une fois arrivé, Madison tendit un sachet à Ayden.

    - Vous n’allez pas rester là sans vous nourrir. Dit-elle d’une voix douce.

    - Merci mademoiselle mais ce n’était pas la peine.

    - Ce n’est rien et j’insiste. J’imagine que cela ne doit pas être très palpitant comme travail alors j’essaye de vous rendre la tâche plus facile.

    - Je vous rappelle que je vous ai sauvé hier et rien que cela vaut la peine de rester en plaque pendant plusieurs semaines.

    Madison ne savait plus où se mettre.

    - Si besoin, il y a des toilettes à la librairie. Lança-t-elle en partant.

    J’aime bien ce boulot. Cela change des autres missions que j’ai pu avoir. Mademoiselle Evans s’inquiète et prend soin pour moi. Alors que cela devrait être l’inverse. D’habitude, mes clients sont hautains et se fichent de moi comme d’une vieille chaussette. Alors qu’elle est attentionnée et même gêné d’être protéger. J’ai vite compris l’amour qui la liait à Monsieur Carlton. Il faut être aveugle pour ne pas voir qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Pensa Ayden.

    Il ouvrit le sachet et vit un sandwich d’une boulangerie réputée, une bouteille de soda et une pâtisserie. Il était touché de cette attention. L’odeur de nourriture se répandit et son ventre émit un grognement, signe évident qu’il avait faim. Il mangea donc avec appétit le sandwich.

    Quand Nancy vit la jeune femme, elle la prit dans ses bras et s’assura qu’elle n’était pas blessée. Madison lui expliqua, sans entrer dans les détails, ce qui s’était passé. Nancy l’informa que l’assistant de James l’avait contacté pour lui expliquer.

    Une entreprise était venue réparer les dégâts et remplacer la vitrine le soir même. Un agent de sécurité a veillé sur la boutique jusqu’à ce que tout fût en ordre. Madison n’y croyait pas. Décidément, c’est un homme plein de ressource et qui prendre les choses en main. Pensa-t-elle.

    A sa pause en milieu d’après-midi, Madison reçut un appel du tribunal. On l’informait d’une audience le lendemain en fin d’après-midi concernant la garde de ses frères et sœurs.

    Elle devait être présente ainsi que les enfants afin d’avoir un entretien avec le juge. Madison respira calmement. Elle se doutait que cela arriverait. Entre le rapport de la directrice de l’école des jumeaux, celui du collège, les événements avec Travis, le juge avait de quoi se poser des questions. Elle leur en parlerait le soir.

     

    Chapitre 26                                                                       Chapitre 28


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique